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Les mo(men)ts

  • Photo du rédacteur: Kristell
    Kristell
  • 4 mars
  • 2 min de lecture

J’ai été touchée par ces mots, lus sur le site de l’Association québécoise de prévention du suicide que je consultais dans le cadre de mon bénévolat en accompagnement du deuil.


Bien au-delà de celle paroxystique de la crise suicidaire, ils expriment parfaitement une situation à laquelle nous sommes tous un jour confrontés : celle de savoir écouter, accompagner, soutenir quelqu’un en souffrance, tout en restant à sa juste place.


Parler de « ce qui ne va pas/plus » devrait être encouragé, sans peur de déranger, parce qu’il arrive à chacun de traverser des moments où rien ne va. Cela est naturel, cela est humain, et cela devrait être entendable, comme cela devrait pouvoir être exprimé.

Aussi, oser aborder le sujet du mal-être est-il nécessaire. Sans injonction ni souci de perfection, en gardant juste le sens de l’observation. Et en ayant le souci de la vérification :

🫶Observer ce qui se joue, en moi/mon proche, et qui ne va pas (ex. : « Je me sens incapable de… », « je te sens tendu par rapport à… »).

🫶Vérifier en demandant, simplement (ex. : « je me sens mal, j’ai besoin d’en parler, je peux en parler avec toi ? » ou « Je te sens perturbé par… c’est bien ça ? Tu veux qu’on en discute ? »)

On ouvre un dialogue, on tend une main, on signifie une présence, en laissant la possibilité à notre interlocuteur de parler, de rectifier ou de confirmer le ressenti, de saisir ou pas la main tendue. Chacun garde ainsi sa place dans la relation.

Ces mots me touchent aussi, car ils expriment — selon moi parfaitement — ce qu’est l’accompagnement en général (de la fin de vie, du deuil ou des auteurs en particulier, pour ce qui me concerne) : être présent à l’autre, en respectant la liberté et la responsabilité de chacun.

Restons humble : on n’est pas responsable de ceux qu’on accompagne. Aucun syndrome du sauveur. Personne n’est tout-puissant. L’autre ne dépend pas de moi, il a son libre arbitre.

🫶Et cela replace humblement chacun face à sa condition d’être humain : sociable, vulnérable et imparfait, et expérimentateur de la vie comme elle est…


"Il n’existe pas de moment ni de mots parfaits pour parler de ce qui ne va pas." Phrase extraite du site web oseparlerdusuicide.com
"Il n’existe pas de moment ni de mots parfaits pour parler de ce qui ne va pas." Phrase extraite du site web oseparlerdusuicide.com

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